Pourquoi les standards du Web sont-ils si important ?
C’est une question que je me suis souvent posé lors de ma formation scolaire et en stage, et cette question était toujours restée sans réponse ou était restée incomplète jusque là…
A la recherche d’éléments de réponse, voici l’article que j’ai rédigé à ce sujet.
Bonne lecture ![]()
Votre site -malgré des mois de durs labeurs, les meilleurs logiciels et des tests exhaustifs d’assurance qualité- souffre de sérieux problèmes et/ou n’est pas satisfaisant pour le public visé.
Pourquoi ? Comment remédier à la situation, tout en ne répétant pas les mêmes erreurs ?
La solution se trouve dans l’adhésion à un ensemble de normes Web établies et mondialement reconnues.
L’ XHTML ainsi que l’HTML sont des langages devenus normalisés afin d’assurer une meilleure compatibilité entre tous les outils de visualisation possible (navigateur web, téléphone portable, interpréteurs braille, lecteur audio pour non-voyant…) pour une plus grande portabilité du contenu web. Dès lors, de nombreuses spécifications expliquant leurs fonctionnements et leurs utilisations ont vu le jour. Vous pouvez retrouver la majorité de ces documents sur le site du W3C.
Qu’est-ce que le W3C ?
Le Consortium du World Wide Web (W3C), fondé en 1994 par Tim Berners-Lee, est un consortium industriel international comptant plus de 300 membres. Sa principale raison d’être consiste à faire en sorte que les spécifications ouvertes qui y sont produites, communément surnommé les “standards du Web” encourageront l’interopérabilité. C’est aux membres du Consortium et à ses experts invités des différents groupes de travail que revient la responsabilité de rédiger ces spécifications. Une fois approuvées, ces idées sont alors promues au titre de recommandations officielles du W3C.
Le W3C a publié plus d’une quarantaine de recommandations depuis 1994. HTML, XHTML et CSS ne représentent qu’une petite portion du travail réalisé. Les autres recommandations incluent :
- Les lignes directrices de l’accessibilité Web (Web Accessibility Guidelines) visant à favoriser l’accès au Web pour les personnes aux prises avec des limitations physiques. Ces principes sont également profitables pour l’ensemble des utilisateurs (ils sont en fait similaires aux lignes directrices pour l’accès mobile) ;
- Scalable Vector Graphics (SVG), un format d’images et d’animations vectorielles basé sur XML. Les graphiques SVG sont éditables dans tout éditeur texte et peuvent être indexés par les moteurs de recherche, contrairement aux animation Flash ;
- MathML, un outil pour baliser les formules mathématiques sur le Web, à l’aide de XML.
On retrouve parmi les membres du W3C des entreprises comme Netscape, Microsoft, Apple, Ask Jeeves, Cannon, DoubleClick, Ericsson et OCLC.
Que sont les standards du Web ?
“Standards Web” est l’appellation utilisée par les développeurs web pour faire référence aux spécifications et aux lignes directrices émises par le Consortium du World Wide Web (voir plus haut).
Ces lignes directrices, communément appelées “standards,” couvrent plusieurs domaines, dont la sécurité et le cryptage sur le Web. Mais les recommandations pour les langages structurés comme HTML, XHTML , XML , ou encore, les langages de mise en page des documents comme CSS (Cascading Style Sheets - Feuilles de Style en Cascades), sont les aspects des normes qui devraient principalement intéresser les développeurs web.
En quelques mots, les guides du W3C pour le balisage des documents déterminent comment ceux-ci devraient être structurés et comment les récepteurs (incluant navigateurs, PDAs et interpréteurs braille) devraient afficher leur balisage.
En ayant recours à XHTML pour la structure des documents et à CSS pour leur aspect, les développeurs web ont en main tous les atouts pour créer des sites qui sauront résister au passage du temps ainsi qu’à l’évolution éventuelle des navigateurs et autres agents utilisateurs, incluant toutes les technologies d’assistance. XHTML et CSS, les normes les plus récentes du W3C à ce jour pour le balisage des documents et leur mise en page, offrent aux sites Web d’aujourd’hui une structure rigoureuse dont les interfaces web, les moteurs de recherche, les systèmes de gestion de contenu et autres outils apparentés devraient pouvoir tirer avantage.
Par ailleurs, le recours à ces normes réduit considérablement les coûts associés à la production de sites Web, tout en assurant des économies substantielles quand arrive le temps des refontes de sites web. De plus, en tant que version allégée de XML , le XHTML est en mesure d’assister les développeurs web dans une transition en douceur vers un XML déployé à grande échelle par le biais d’un langage de balisage enrichi, promettant aux sites web un plus grand degré d’interopérabilité dans le futur.
Supporter l’accès
La première étape pour réaliser des sites web accessibles consiste à s’assurer d’utiliser le langage XHTML de manière correcte. XHTML 1.0 remplace la recommandation pour le HTML 4, qui elle même, remplaçait celle pour le HTML 3 et ainsi de suite. Chacune de ces recommandations est basée sur les fondements de la précédente. De manière générale, XHTML 1.0 conserve les bons éléments de HTML 4 tout en se débarrassant des moins bons.
La documentation du W3C est rédigée par, et pour des programmeurs, et peut s’avérer difficile d’accès pour un lecteur inexpérimenté. De plus elles sont rédigées en anglais. Les développeurs apprennent, dans une certaine mesure, à utiliser directement les recommandations à partir du site du W3C, mais aussi plus fréquemment, par l’intermédiaire d’autres développeurs, d’articles ou de bouquins, comme cela a été le cas pour moi.
Un des exemples les plus évidents des standards du W3C concerne l’attribut alt de l’élément image qui constitue un pré-requis pour XHTML 1, tout comme ça l’était également pour les versions de HTML 4. Nous savons tous que pour qu’un site s’affiche convenablement dans un navigateur non-graphique comme les lecteurs d’écran JAWS ou Window-Eyes, il importe de fournir une alternative textuelle pour les images de manière à permettre l’affichage conforme de leur contenu. Le XHTML valide exige que la moindre image présente dans un document Web inclue systématiquement un texte descriptif laissant savoir à quoi correspond l’image en question. Voici à quoi ressemble le code :
<img src="girafe.gif" width="245" height="46" alt="Une photo d'une girafe en train de s'occuper de son petit." />
Ce qui assure ainsi à l’utilisateur ayant recours à un lecteur textuel la réception d’une description précise de l’image en question. Ceci permet de ne pas perdre d’information importante sur ce type de support.
Le XHTML requiert également que les entêtes, listes et autres balises structurelles soient utilisées de manière à ce que les interpréteurs des technologies d’assistance puissent être en mesure de parcourir un document cohérent au travers duquel l’information est logiquement organisée. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la manière par laquelle les développeurs XHTML peuvent être incités à écrire des documents bien structurés, lesquels deviendront par là même des pages Web plus accessibles.
Une fausse impression, qui circule parmi certains développeurs web, est qu’il est impossible pour un site d’être à la fois visuellement très attractif et complètement accessible.
Rien n’est plus faux.
En fait, plusieurs éléments de design sophistiqués —variations subtiles de couleurs, multimédia, recours aux images de grande dimension— qui sont rejetés par certains défenseurs de l’accessibilité peuvent s’avérer être des améliorations substantielles pour le grand public et ne diminuent en rien l’expérience de personnes aux prises avec des limitations physiques s’ils sont utilisés efficacement. Un site Web au design des plus élaborés, bâti en harmonie avec les standards et les principes d’accessibilité, sera toujours un site accessible.
Créer l’interopérabilité
L’accessibilité n’est pas la seule raison justifiant l’intérêt que les développeurs devraient avoir pour les langages de présentation basés sur les normes.
Le Web serait un meilleur endroit pour tout le monde si les forçats du code réfléchissaient un peu plus en termes de structure et non en terme d’apparence. En effet, pensez seulement à l’élément HTML <title>, cette balise signifie “l’endroit où vous pouvez écrire le titre de votre document”. Maintenant, voici un exemple :
<title>Digital Web Magazine</title>
La plupart des navigateurs web affichent le contenu de la balise <title> dans le coin supérieur gauche du navigateur. Les moteurs de recherche affichent ce même contenu lorsqu’une page est invoquée dans un ensemble de résultats de recherche. Ce qui démontre l’utilité d’utiliser chaque balise HTML pour ce qu’elle est.
Ne faisons pas de classification des balises HTML en fonction de l’apparence de nos entrées sur un système donné mais classons les en fonction d’une norme. Il faut être conscient des avantages à court et long terme d’une classification normalisée.
Par exemple dans notre cas, le XML rendra possible une structure qui permettra de grandes opportunités en matière d’interopérabilité et de recherches avancées dans les documents.
Contrôler la mise en page
Tout aussi importants que puissent être les aspects d’accessibilité et de compatibilité, les économies substantielles en temps et en argent sont des raisons toutes aussi séduisantes d’adopter les standards du web.
Le W3C a créé et développé un langage de présentation nommé “Cascading Style Sheet”. La première spécification CSS fut rédigée en 1996. À cette époque, le support CSS dans les navigateurs était un rêve à atteindre, mais avec l’évolution des CSS, le support dans les navigateurs s’est grandement amélioré. Nous sommes désormais dans une position où nous pouvons enfin commencer à profiter de ce puissant outil qui permet de remodeler totalement un document HTML.
Par le passé, les développeurs web créaient des mises en page HTML qui étaient contrôlées par des images transparentes, des astuces HTML et des balises de formatage. Pour refaire un site construit de cette façon, chaque image, astuce et page devait être recréée ce qui pouvait dans certains cas prendre beaucoup de temps. Les CSS permettent aux concepteurs de contrôler la mise en page de tout un site à partir d’un seul et même document centralisé : la feuille de style.
Les CSS permettent de contrôler tous les aspects du design d’un site : typographie, couleur et mise en page. Les CSS peuvent même être utilisées pour créer des effets de déroulement. Par exemple, une zone d’un document peut être programmée de manière à ce que le texte et la couleur de fond changent au passage de la souris du visiteur. Ce type d’effet est habituellement réalisé avec des images et du javascript, mais il peut être réalisé beaucoup plus simplement avec CSS, et ce avec beaucoup moins de lignes de code.
Cet exemple n’est qu’un aperçu de ce qui peut être réalisé avec CSS. En contrôlant tous les aspects de présentation d’un site avec une seule feuille de style, les CSS offrent un niveau de contrôle inégalé sur la mise en page d’un document XHML et ce, avec un indice de bande passante incroyablement peu élevé.
Un meilleur rendement pour votre argent
Si vous utilisez XHTML pour structurer vos documents web et CSS pour en assurer la présentation, la refonte de votre site peut être aussi simple que de retravailler votre feuille de style. Vous n’aurez plus besoin de revoir l’ensemble de votre code pour chacune des pages de votre site et vous économiserez ainsi à votre entreprise du temps et de l’argent.
Par exemple, lorsque la très populaire police de caractère Verdana commencera à présenter des signes de vieillissement. Il suffira de remplacer “Verdana” par “Georgia” dans la feuille de style et le changement s’opérera instantanément à travers tout le site. Les couleurs, mises en page, bordures, ainsi qu’à peu près tous les autres éléments de design peuvent ainsi être aussi simplement maintenus.
